Histoire

 

Le passé historique de Jarville-la-Malgrange n’émerge que difficilement de l’histoire lorraine. Elle fût longtemps dépendante des paroisses de Heillecourt et Bonsecours; malgré tout c’est en 1314 que l’on trouve pour la première fois dans les écrits la mention de Jarcivilla.

Ce village de l’ancien duché de Lorraine, situé sur la route royale reliant Paris à Strasbourg, devint célèbre au XVème siècle, plus précisément le 5 janvier 1477 où il servit de théâtre à la mémorable bataille de NANCY.

Jarville-la-Malgrange en a hérité ses armoiries dont voici la description héraldique : “De gueules à la croix de Lorraine d’argent surmontant un briquet d’or.” Le champ de gueules (rouges) rappelle le sang versé à la bataille de Nancy, où la Lorraine figurée par la croix blanche à double traverse, triomphe de la riche Bourgogne symbolisée par le “briquet” de la toison d’or en forme de B majuscule. La branche de feuilles de chêne représente les forêts se trouvant en ce moment-là sur la commune et la branche de lauriers marque la victoire de nos armées. La couronne murale enjolivant l’écusson rappelle le castel de Sans-Soucy, existant avant la résidence royale de Stanislas…(extrait du bulletin Municipal n° 1, 1965).

Du 19ième siècle à nos jours.

Jarville-la-Malgrange connut les vicissitudes de l’histoire jusqu’aux dernières guerres mondiales où elle ne fut pas épargnée… Elle fût aussi résidence de quelques personnages célèbres : Catherine de BOURBON, Stanislas LESZCZYNSKI et la famille du Maréchal NEY.

 

LES ARTICLES DU CERCLE D’HISTOIRE ET DE DE GENE ALOGIE DE JARVILLE :

Jarville il y a 120 ans…

En 1897, le Conseil Municipal s’est réuni en février, en main, en août et en novembre. Quatre fois dans l’année !

Les questions sociale sont récurrentes et constituent les premiers points de l’ordre du jour de chacun des conseils ; aide aux défavorisés, financement de la caisse des écoles, attestation de soutien à de familles, aide médicale gratuite, sont les sujets qui reviennent quasiment à chaque séance. Au-delà de ces sujets le conseil municipale en 1897 se préoccupe de la commune, en abordant les questions d’assainissement, de voirie, de construction.

     La construction de canaux – égouts.

Il s’agit manifestement de la première fois où le conseil municipal se préoccupe de l’évacuation des eaux usées. ” Monsieur le Maire fait observer que les maisons de Jarville n’ont d’autre issus pour l’écoulement des eaux ménagère et pluviales que la voie publique. ”

Il est donc proposé de faire un système de canalisation souterraine, dans les rues. Le conseil accepte la proposition. On peut penser que l’actuel rue de la République sera parmi les prioritaire, les décisions ultérieures nous préciseront les rues considérées alors comme “principales”.

Mais les égouts attendrons encore un peu, car en novembre les 2000 F qui leurs étaient affectés sont réorientés pour l’entretien de la rue “Derrière Bonsecours”, l’actuelle rue d’Alsace. Les travaux devaient être payés moitié par les propriétaire riverains, moitié par la commune. Mais la part de la commune devait être avancée par les riverains, et remboursée ultérieurement. La réaffectation de la dotation prévue pour les égouts évitera, à leur grand soulagement de faire appel à l’avance des riverains, nombreux de condition.

     L’éclairage des écoles.

Le compteur à gaz étant usé, Monsieur le Maire demande l’avis du Conseil sur le mode d’éclairage des écoles. Le Conseil est d’avis réparer le compteur si c’est encore possible, sinon que le Maire “fasse le mieux possible”. Un beau signe de confiance du conseil à l’égard du Maire !

     Un curé à Jarville.

La question d’un curé a Jarville évoquée en début d’année , revient à l’ordre du jour lors du dernier conseil de l’année le 21 novembre. M. le Maire rappelle la demande de Mgr l’Évêque “d’affecter un prêtre à Jarville afin d’accéder aux vœux de la population” et propose une allocation annuelle de 500 F au prêtre qui sera chargé de desservir l’église de Jarville. Noter qu’à cette date l’église actuelle n’existait pas.

Le Conseil accepte le principe et décide de porter une somme de 250 F au budget supplémentaire de 1898.

En conclusion : Quelques questions en suspens auxquelles les comptes-rendus à venir de 1898 et des années suivantes apporteront des éléments de réponse.